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Dauphine Discussion Débat, 2008-2009 |



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François Bayrou |
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UDF |
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Fonction actuelle* : |
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Président de l’UDF [depuis novembre 2004] Ministre de l’Education [1993-1997]
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2005 |
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Livre d’Or |
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Date du débat : |
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Liens connexes : |
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Résumé : Le centrisme et le rôle du Parlement M. Bayrou est surtout perçu comme un « rebelle » de droite face au géant de l'UMP. Nous ne pouvons que souligner le paradoxe entre les critiques parfois virulentes de François Bayrou contre le gouvernement Raffarin et la présence même d'un de ses adhérents (Gilles de Robien, Ministre des Transports) dans ce même gouvernement : M. de Robien s'engagerait ici à titre personnel et non pas pour l'UDF... Le problème réside dans la séparation des pouvoirs entre un exécutif très puissant et un Parlement ne pouvant s'exprimer. Cela explique alors que depuis 1980, aucun gouvernement en place n'a gagné d'élections ! L'organisation actuelle des pouvoirs force donc la société à exprimer dans la rue ce qu'elle ne peut exprimer par ses élus et une partie d'entre elle a recourt au vote sanction. Pour le Président de la Nouvelle UDF, tous les courants devraient être représentés à l'Assemblée nationale. Même s'il est n'épouse en rien les idées du FN, M. Bayrou pense que ce parti devrait disposer de députés à concurrence de ses résultats électoraux. Il serait plus sain de l'affronter directement plutôt que de le laisser agir en coulisses. La solution résiderait dans l'instauration d'une dose de proportionnelle durant les élections législatives, comme pour le scrutin de 1986.
La Constitution européenne François Bayrou condamne l'absence de débats au sein du Parlement sur cette question essentielle. Selon lui, le musellement des députés n'incite ni ces derniers à s'engager dans la campagne, ni la population à s'intéresser à la Constitution. « On ne fait plus notre boulot pour le peuple ». Son oui est « sans restriction », son engagement est « sans réserve ». Face à une question historique, il ne doit pas y avoir « d'hésitations possibles ». A en croire le député, l'Europe démocratique devra commencer par la mise en place d'une Constitution. « C'est la 1ère page ». Ses principaux arguments se tournent vers les progrès en matière de questions sociales et de droits fondamentaux. De même, la séparation des pouvoirs constitue un progrès « formidable ». Aujourd'hui, aucun pays européen ne peut se permettre de refuser l'Europe. La fédération d'Etats que propose M. Bayrou diffère de la notion de soumission. Sa volonté est de bâtir une puissance politique dans le respect des identités de chacun. Les pays pourront donc exercer leur souveraineté à l'exception de certains domaines où nous sommes « dépassés » : la recherche, la monnaie et la défense. Cette mise en commun est rendue nécessaire par la menace que constituent les deux modèles dominant de demain : chinois et américains.
L'adhésion de la Turquie François Bayrou est opposé à l'adhésion de la Turquie principalement pour des raisons culturelles et géographiques. Les problèmes sont nombreux : la reconnaissance du génocide arménien, le statut de Chypre, le respect des règles démocratiques... Mais surtout, M. Bayrou ne croit pas à un référendum dans 10 ou 15 ans sur l'adhésion de la Turquie. Nous ne pourrons dire non dans 10 ans après avoir demandé tant d'efforts à la Turquie. Il faut donc lui proposer un partenariat privilégié dès maintenant. Cependant, M. Bayrou n'est pas du tout opposé à l'adhésion de pays « 100% musulmans », fussent-ils européens comme la Bosnie. |